Exposition Collection : Christian Aubrun, Sandrine Martin & Amandine Meyer
Nous avons le plaisir de vous convier à Kiosque/Images pour l’exposition de
Christian Aubrun, Sandrine Martin & Amandine Meyer

Vernissage le jeudi 22 avril à partir de 18h30.
L’exposition dure jusqu’au 12 mai 2010.
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Après l’exposition de Ludovic Boulard le Fur et son frère Jérémy, Christian Aubrun est le second artiste au sommaire de la revue à qui nous proposons une exposition à Kiosque/Images. Ses dessins seront accompagnés de ceux de Sandrine Martin et Amandine Meyer pour une thématique dont nous vous laissons deviner le dénominateur commun.
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Christian Aubrun
Un temps illustrateur jeunesse, Christian Aubrun, la trentaine, s’épanouit désormais à travers un travail de dessin qui lui est plus personnel. Féru de culture populaire, il est également disque jockey et animateur radio. Son travail de dessinateur a été présenté en 2009, à l’exposition Frédéric Magazine 3 au côté de celui de Misaki Kawai, Matt Lock, Leon Sadler ou encore Shoboshobo. Primitif et imprécis, autant influencé par l’art brut que par le dessin de presse, son trait est complètement libre et extraverti.


Extrait de l’entretien réalisé avec Christian Aubrun, à paraitre dans le premier numéro de Collection (mai 2010)
Les thèmes abordés par tes dessins pourraient laisser supposer qu’ils sont glauques ou malsains, or tout n’est que jouissance débridée et bonheur. Tous ces hommes, femmes et animaux semblent profiter des joies du sexe dans la bonne humeur et l’insouciance. Cet univers bon enfant est-il volontaire ou découle-t-il directement de ton style graphique ?
Oui, c’est volontaire et de temps en temps incontrôlé. Mais je n’aime pas trop le terme « bon enfant ». Les thèmes que je dessine sont des images tirées de films, livres, peintures, vêtements, etc., qui me plaisent et qui me hantent. J’essaie de les évacuer et de les dompter par la maîtrise du dessin. Si vous regardez bien, mes personnages ne forniquent jamais ! Ils sont tous excités par quelque chose, peut-être par une femme fatale, ou bien par une espèce de « blob » phallique à tendance SM. Ils sont souvent sur le point de tirer leur coup, avec leur bazar qui pendouille vulgairement, mais la chose ne se fait pas car ils sont ridicules. En fin de compte, ils jouissent tout seuls en laissant tomber leur semence par terre.
Parallèlement à tes dessins « fantasmagoriques », tu as réalisé toute une série de croquis pris sur le vif pendant des nuits de fête. Comment distingues-tu la réalité de la fiction dans ton travail ?
C’est un travail personnel que je réalise depuis longtemps. Ce sont des souvenirs de soirées parisiennes, pour être plus exact. De temps en temps, c’est le rapport « topographique » d’une fille que j’ai trouvée très sexy (avec de beaux souliers), ou bien très vulgaire mais toujours attirante ! C’est seulement le lendemain que j’essaie de retrouver graphiquement sa silhouette, ses vêtements aussi. Le visage, je le rate souvent et c’est dommage. C’est une sorte de carnet de « noce ». Je note la date et l’heure de la rencontre visuelle, ainsi que la sensation que j’ai ressentie dans l’euphorie de la soirée. C’est un travail laborieux de vieux pervers frustré qui n’a pas réussi à tremper sa nouille… Quoique, « no comment ! » comme dirait Gainsbourg.
Besides your “phantasmagorical” drawings, you’ve developed a whole series of fly-on-the-wall sketches during nights of parties. How do you distinguish reality from fiction in your work?
Elle collabore actuellement à la revue Lapin, et réalise une série d’une centaine de dessins au crayon à papier explorant la thématique du couple. Sandrine Martin vit la plupart du temps à Paris, avec un rotring et un poêle à bois.


http://www.sandrinemartin.com/
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Amandine Meyer
Née en 1980, Amandine Meyer vit et travaille entre Metz et Berlin. Elle est auteur d’éditions indépendantes, graphiste et illustratrice.


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Kiosque/ images (La place verte)
105 rue Oberkampf
75011 Paris
Lundi – Dimanche : de 09:00 à 02:00
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collection @ 19 avril 2010 - 9 h 35 min

















a zine by Massimiliano Bomba, Leon Sadler, Yannick Val Gesto
edited by collection