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Exposition Collection : Nadia Agnolet & Guillaume Soulatges



Nous avons le plaisir de vous convier à Kiosque/Images pour l’exposition de

Nadia Agnolet & Guillaume Soulatges

Finissage le vendredi 28 mai à partir de 18h30.

(L’exposition restera accrochée jusqu’au 2 juin 2010)

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À propos de l’exposition Fuori Cani :

(Ce texte doit être dit à haute voix, à la manière d’Alain Cuny ou d’André Malraux.)

La série de travaux réalisés pour l’exposition « Fuori Cani » poursuit la recherche engagée par Agnolet et Soulatges autour de la peinture animalière, thématique sciemment choisie parce qu’elle est généralement considérée comme la plus sotte de l’Histoire de l’Art, la plus bas de gamme. Reprenant le principe de la tapisserie médiévale et les motifs des manuels de vénerie, les quatre dessins de la série, longues frises mettant en scène hommes et bêtes se livrant à la chasse ou à la course, dans un paysage qui tient autant du parcours de santé et de la tranche napolitaine que de la déjection canine. Ces petits personnages, tout à leur vaine quête, se noient comme sans même s’en rendre compte dans un décor  à la fois dégoulinant et construit. Au lieu d’une tapisserie de Bayeux qui témoignerait d’un morceau d’Histoire et tout autant éloigné d’une Dame à la Licorne figurant un monde symbolique cohérent, ces quatre fresques sur papier, bien qu’épiques, s’avèrent sans queue ni tête, pourtant elles en contiennent beaucoup. Mais ce sont pattes et pâtes qui dominent en ces épopées dérisoires, les premières grêles, inégales, toujours trop courtes ou trop hautes, les secondes molles, trop cuites, bornant l’horizon couleur de débâcle.

Nadia Agnolet et Guillaume Soulatges présentent également deux sérigraphies, intitulées « Porcs », dont le titre a le mérite d’expliciter le contenu. Encore que l’animal représenté ici, malgré sa figure, celle de l’animal le plus vil de la création, celui en lequel le Christ, libérant le possédé de Guérasa, choisit d’incarner le démon, tient tout autant de l’escargot ou du paon, bêtes, par contre, aimables entre toutes, malgré les fientes et la bave.

Enfin, paraît à l’occasion de cette exposition le fanzine « Supplément », qui démentira la zoophilie excessive de l’ensemble.

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Nadia Agnolet

Née en 1980, Nadia Agnolet est diplômée de l’ENSBA en 2006. Sa première exposition personnelle, « les Surtouts » a eu lieu l’an passé à la galerie Mycroft à Paris. Julien Kedryna y a brisé, de façon non-intentionnelle, l’une de ses sculptures.

Sa pratique, qui a trait au monumental et à l’ornement, se décline aussi bien dans l’installation et la sculpture que dans le dessin et l’édition. Elle y revendique l’outrance, la maladresse délibérée, le grotesque et ce que Jean-Yves Jouannais nomme « la violence du joli ». La gamme colorée souvent de couleurs vives, franches, les indices iconiques qui subsistent plus ou moins dans son travail, oiseaux, pâtisseries, architectures, contrastent avec les matériaux volontairement pauvres dont elle fait usage, induisant une lecture ambivalente de ses œuvres. Sous une séduction apparente, d’emblée trompeuse, comme trop aisément totalisante, ne se révèle qu’une débâcle de sécrétions visqueuses, d’agglomérats informes dont le potentiel jubilatoire et régressif s’avère, au final, plus sûrement efficace que les aimables travaux de broderie auxquels elle feint de s ‘attacher.

http://nadiarama.over-blog.com

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Guillaume Soulatges

Né en 1975, Guillaume Soulatges commence par diffuser ses travaux avec le collectif éditorial Stratégie Alimentaire. Bien qu’ayant à partir de 2008 décidé de faire cavalier seul, il engage à cette date sa collaboration avec Nadia Agnolet avec l’exposition collective « Straight Edge » à la galerie de la Halle St Pierre. Il publie ensuite son livre-disque « Le moindre doute » au Dernier Cri, tout en continuant à diffuser ses auto-publications.

Son travail de dessinateur et d’auteur de bande dessinée s’articule autour du banal, entendu comme énonciation formelle de l’idée de « singularité quelconque ».  Jouant avec le principe du bien fait, admis comme parfaitement équivalant au mal et au pas fait, GS s’attache à reproduire des iconographies préexistantes pour en souligner l’insignifiance. Dans le processus de recopie manuelle, pourtant, des distorsions s’opèrent, comme une place laissée à l’accident, au lapsus, lequel s’avère pour lui le seul point d’où peut s’énoncer une parole. Mais l’influence de la psychanalyse, chez lui, loin de l’induire à tenter de dire vrai comme c’est le cas dans le courant de l’autobiographie graphique, lui autorise des aménagements d’avec le réel, réel dont il reconnaît, avec Clément Rosset, le caractère profondément idiot.

http://guillaumesoulatges.net

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Kiosque/ images (La place verte)
105 rue Oberkampf
75011 Paris

Lundi – Dimanche : de 09:00 à 02:00

>Notre programmation s’étendra sur toute l’année 2010, elle présentera du dessin sous forme d’expositions collectives.
Vous pourrez trouver toutes les informations concernant la revue et les expositions sur le site.

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L’équipe de la revue Collection


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admin @ 9 h 03 min
  1. dans la bio de Nadia : « Julien Kedryna y a brisé, de façon non-intentionnelle, l’une de ses sculptures. »
    HAHA.

    Commentaire par sammy — 6 mai 2010 @ 9 h 24 min
  2. :O(

    C’était un accident !

    Commentaire par Julien K. — 6 mai 2010 @ 9 h 30 min
  3. ben alors ?
    ayez la revue est sortie
    on respecte plus rien
    et votre charte graphique?
    c’est bien aussi ;)
    a ce soir

    Commentaire par thibault — 7 mai 2010 @ 7 h 49 min
  4. c’est un cas particulier, Nadia et guillaume dessinent à 4 mains, donc pas de collages comme d’habitude. Et le flyer est encore plus « hors série » puisqu’il est sérigraphié !

    Commentaire par admin — 7 mai 2010 @ 10 h 07 min
  5. [...] + d’infos -admin @ 16 h 49 min 0 [...]

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Collection est un projet de Sammy Stein, Marine Le Saout, Julien Kedryna, Vanessa Dziuba, Jean-Pierre Soares, Antoine Stevenot et Jean-Philippe Bretin
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