Le jeudi 25 février 2010, à 19h : vernissage de l’ exposition ALLER-RETOUR
Rencontres graphiques Paris-Bruxelles
organisé par L’ ARTICHO
—————————————————– Avec :
>>>> Vincent Mathy & Delphine Durand
>>>> Elzo & Yassine
>>>> Gwénola Carrère & Remed
>>>> Sish Tick & Rocco
>>>> Brecht Vandenbroucke & Anouk Ricard
>>>> Kitty Crowther & Bruno Salamone
>>>> Oréli & Chamo
Ces 7 duos Franco-belges vous présenteront le résultat de leur rencontre :
Des collaborations aux formes diverses et parfois surprenantes : Sculptures, projections, dessins réalisés à quatre mains, design textile, mail art…
Un laboratoire Franco-Belge expérimental, hétéroclite et foutraque…
Vous pourrez également découvrir une sélection d’œuvres de chacun des 14 artistes.
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Du 25 février au 20 mars 2010
Maison des métallos
94, rue Jean-pierre Timbaud
75011 Paris – M° Couronnes
01 48 05 88 27
Ouvert du mardi au dimanche de 14 à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h L’articho
en mars 2010, les éditions matière vont rééditer le livre Travaux publics, de Yuichi Yokoyama.
Est-ce que la science-fiction vous intéresse ?
J’ai été marqué par les films Solaris et Stalker de Tarkovski ainsi que par 2001 : L’Odyssée de l’espace de Kubrick. J’aime aussi certaines émissions télévisées où il est question d’extra-terrestres ou de préhistoire. On peut voir de la science-fiction dans mes histoires, cela ne me dérange pas, mais ce n’est pas particulièrement mon intention. Je ne cherche pas à écrire des histoires situées dans le futur, mais plutôt des histoires qui s’affranchissent du temps et des époques.
Si l’histoire du monde avait pris une autre tournure que celle qu’on lui connaît, les hommes vivraient selon une autre échelle de valeur et une esthétique différente. La culture de ce monde voudrait peut-être que les gens ne portent pas de chaussures, qu’ils ne parlent pas ou encore qu’ils portent en permanence quelque chose sur la tête et ne montrent jamais leur véritable visage. Ce serait une civilisation complètement étrangère à la nôtre. C’est cela que je veux dessiner : un monde dont la culture soit radicalement différente. Le futur est une époque qui dérive de l’époque présente, elle y reste ancrée. C’est pourquoi cela ne m’intéresse pas de dessiner un monde futur. Deux de mes histoires, intitulées « Costumes » et « Voyage », montrent des personnages au crâne dégarni. Ce ne sont pourtant pas des vieillards. Ce sont des jeunes gens qui se rasent les cheveux. Dans la civilisation décrite par ces deux bandes dessinées, c’est établi comme ça : c’est peut-être la mode de feindre d’être vieux. Je dessine des personnages dont l’esthétique est différente de la nôtre.
Quel sens attribuez-vous alors au mot ”nouveau”, qui revient souvent dans vos titres ?
Chez moi le mot “nouveau” veut dire “nouvelle forme”, et je ne veux réduire cette forme ni à l’attrait de l’innovation ni à celui de l’exception. Je cherche à dessiner des choses que tout le monde devrait pouvoir connaître et comprendre. Je n’assimile pas ce nouveau à un futur qui se serait réalisé.
Votre propre mode de vie témoigne du décalage temporel dont vous parlez. Vous n’utilisez pas d’ordinateur par exemple…
Effectivement, je n’ai pas d’ordinateur. Je n’ai pas non plus le permis de conduire, ni la télévision. Je regarde la télévision chez les autres. Je ne mène pas vraiment une vie contemporaine.
Extrait de l’entretien avec l’auteur, Combats, 2004, pp.119-126,
propos recueillis par écrit au mois de juin 2004, traduits par Céline Nicolas
Cette exposition inaugure la programmation du musée consacrée à l’histoire de l’illustration du XXe siècle.
Saul Steinberg (1914-1999), artiste américain d’origine roumaine, s’est fait connaître du grand public pour avoir dessiné pendant soixante ans les pages et couvertures du magazine TheNew Yorker. L’exposition réunit pour la première fois, et de façon exceptionnelle, des œuvres originales de Steinberg et des documents d’archives provenant exclusivement de collections privées et publiques européennes.
au MUSEE TOMI UNGERER – CENTRE INTERNATIONAL DE L’ILLUSTRATION
Extrait de l’entretien réalisé avec Ludovic Boulard Le Fur, à paraitre dans le premier numéro de COLLECTION
Surfeurs, Chamanes,
Gangsters, Rois,
tous sont Yétis.
Yéti est une force.
Invisible et invincible,
cette force est partout et en tout.
Elle est incommensurable et inaltérable.
Elle est aussi éternelle.
Une poussière interstellaire en guise de pupille,
le trou noir pour estomac,
et notre Dieu est là.
Peux tu nous parler des personnages que l’on voit dans tous tes dessins ? Qui sont-ils ?
Ce sont des Gardiens qui protègent un espace sacré, un territoire : comme une montagne ou une forêt.
Le Gardien ne se bat pas contre une autre entité, il est toujours seul, il protège son monde. Il est le paysage. Il se garde lui-même.
Tes dessins sont des icônes, des totems. Quelles sont leurs origines ?
Je me suis d’abord intéressé au Yéti. Il est toujours à l’image de quelque chose d’énigmatique, de mystérieux et d’étonnant dans la culture du pays où il est représenté. Traditionnellement, en Occident, il est le mélange d’un homme et d’un singe immense, en fait il existe dans la plupart des pays à travers le monde. Selon le pays il peut être gentil, méchant, mesurer de 1,20 m à 20 m, avec poils, sans poil, courir, voler, marcher en pas chassé, traverser les planètes. Je me plais à croire qu’il existe. Ce n’est pas, pour moi, qu’une figure. Le Yéti c’est surtout l’inconnu. La définition népalaise du Yéti est « la chose qui est là-bas » (d’après Ivan Sanderson). On aurait envie d’aller le voir de plus prèsmais ilest inatteignable. Pour moi, il est l’esprit de la nature. Il concentre en lui la puissance des éléments et protège le monde qui lui est attribué, ce qui m’a amené à le transformer en « Gardien ».
Les Gardiens sont réellement nés dans le dessin animé que j’ai fait avec Vladimir Manouvia-Kouka.
Mes Gardiens actuels sont plus installés, ils sont figés, ce sont des monticules de sédiments agglomérés. Plus qu’une montagne constituée par la nature, c’est une montagne qui s’est construite au fur et à mesure avec des pièces rapportées et dont l’équilibre ne tient parfois pas à grand-chose. Ils racontent aussi les cultes hybrides, issus des vestiges de croyances laissés par l’accumulation des cultures de natifs et de colons. Les Gardiens viennent essentiellement des frottages que j’ai pu faire, où les matières se combinent entre elles.
Ces Gardiens sont souvent visités par des personnages minuscules représentant des humains et amorçant ainsi la notion de rapport d’échelle. Mes bois découpés prennent la place d’« icônes » ou ex-voto venant célébrer les Gardiens et les Yétis.
Figures de l’art brut russe 2
22 janvier au 5 mars 2010
Alexandre Lobanov, sans titre, (Staline) vers 1980.
Encre de couleur sur papier, 30 x 21 cm.
Nicolaï Almazov, sans titre.
Aquarelle sur papier.
Mikhaël Kaliakine, sans titre.
Graphite sur papier, 30 x 20,9 cm.
Alexandre Lobanov, sans titre, vers 1980.
Encre de couleur sur papier, 28,9 x 20,2 cm.
Dans un pays passé presque sans transition des splendeurs de l’icône religieuse aux outrances de l’icône politique, les avant-gardes du début du XXe siècle n’étaient pas seules à contester la suprématie du réalisme soviétique.
Dans l’isolement, dans l’indifférence même, des personnalités «obscures, étrangères aux milieux artistiques professionnels» – comme Dubuffet qualifiera plus tard les créateurs bruts – s’affranchissaient naturellement des censures et des poncifs culturels. Qu’ils soient aliénés, asociaux ou illuminés, comme partout ailleurs dans le monde, ces créateurs ont écrit et continuent d’écrire, sans le savoir, une page capitale de l’histoire de l’art. Alexandre Lobanov – dont l’oeuvre fort rare fut saluée en 2007 par une rétrospective à la Collection de l’art brut de Lausanne et à qui le Museum of Everything, à Londres, vient de consacrer une salle – y côtoie Nicolaï Almazov, Mikhaël Kaliakine, Vasilij Romanenkov et Yuri Titov.
il ne reste que 2 jours pour aller visiter l’exposition Art Ensor au musée d’Orsay
Première rétrospective présentée à Paris depuis 1990, cette exposition entend montrer le jeu de rupture et de continuité perpétuellement pratiqué par Ensor.
La continuité, ce sont les héritages naturaliste et symboliste qui marquent ses débuts ainsi que la tradition des masques, du travestissement, du grotesque et de la satire, du carnaval, héritée de son enfance à Ostende, ville à laquelle il est viscéralement attaché. La rupture, c’est la dramatisation de l’usage de la couleur et de la lumière. C’est également l’invention d’un nouveau langage où les mots s’imposent, à côté des images, pour signifier crûment des idées et celle d’un nouveau système narratif où pullulent les personnages et les actions. Par sa cinglante ironie, son sens de la dérision et de l’auto-dérision, sa couleur intense, son expressivité, Ensor, peintre étrange et inclassable, trouve sa place parmi les précurseurs de l’expressionnisme.
Commissariat
Museum of Modem Art, New York
Anna Swinbourne, conservateur
Musée d’Orsay
Laurence Madeline, conservateur
Cette exposition est organisée par le Museum of Modern Art, New York, en collaboration avec le musée d’Orsay et la Réunion des musées nationaux, Paris.
Ouverture de 9h30 à 18h
le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche
de 9h30 à 21h45 le jeudi
Publication
James Ensor
Musée d’Orsay / Réunion des Musées Nationaux
48 €
Pia-Mélissa Laroche, Romina Pelagatti et Anne Touquet
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